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Django Unchained. Quentin Tarantino, un cinéaste déchaîné

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Django Unchained. Quentin Tarantino, un cinéaste déchaîné

Message par Dolu le Jeu 17 Jan - 16:20

Django Unchained. Quentin Tarantino, un cinéaste déchaîné

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« Django Unchained », le dernier Tarantino, est sorti en salles ce mercredi


Trois ans après Inglourious Basterds, l'américain revient à l'affiche ce mercredi avec Django Unchained, un western spaghetti. Portrait d'un alchimiste de la violence et de l'humour.

Il arrive. Annoncé, dans les couloirs de ce palace parisien, par un tonitruant éclat de rires. En rafale. Quentin Tarantino ressemble à son cinéma. À moins que ça ne soit l'inverse. Il aime les films qui pétaradent. Alors, Django Unchained, à l'affiche demain, peut être pris pour son chef d'oeuvre. Sur ce terrain-là en tout cas.

Il y a mis tout ce qui lui tient à coeur. Sur le fond, une charge contre ce qu'il appelle « le deuxième holocauste » commis par ses compatriotes, l'esclavage des Noirs américains, quelques siècles après le mortel acharnement contre les Indiens. Dans la forme, des images explosives et sanglantes. Celles qui choquent. Mais il revendique crânement son goût pour « l'opéra de violence ».

Western spaghetti, kung-fu…

Il aura 50 ans au printemps. Jouera-t-il longtemps les prolongations ? Son amour du 7e Art est fondé sur la magie d'une salle plongée dans le noir, où un projectionniste s'active au bon déroulement des bobines. Très peu pour lui, les nouvelles technologies diffusant des productions numériques. Car c'est face au grand écran que, gamin trimballé dans le grand Los Angeles, et peu porté sur les études, il a vécu ses premiers frissons de cinéma.

Du western sauce spaghetti, du kung-fu, des yakuzas japonais et des redresseurs de tort façon Charles Bronson ou Clint Eastwood.. Du cinéma populaire, à l'époque peu considéré par la critique bien-pensante.

Filmer la violence avec humour

Mais, cinéphage jusqu'à l'indigestion, entre deux tranches de série Z, il s'est aussi nourri de Godard, de Melville et même de Rohmer. Il connaît ses classiques. Tous. Au point de jouer avec les références. Pour construire un style personnel déjà imité.

Quiconque filme la violence avec effets et humour est suspecté de « faire du Tarantino ». Il s'en amuse, et n'en a cure, tout occupé à accomplir une carrière menée au triple galop. Palme d'Or à Cannes dès son deuxième film, à 31 ans, président du jury du festival dix ans plus tard en 2004. Mais il promet que « le meilleur est encore à venir. » Prolongations en vue...

La filmographie de Tarantino

Kill Bill : volume 1 (2003) et volume 2 (2004). Le jour de ses noces, Uma Thurman doit faire face à quelques convives indésirables. Après une attaque en règle, elle hérite de quelques années de coma. Avant d'entreprendre de se venger. Depuis le temps qu'il clamait son amour des arts martiaux, Tarantino s'en ait donné à coeur joie. Avec David Carradine himself, l'acteur de la cultissime série télé Kung Fu (1972). Tout ça devait tenir dans la durée raisonnable d'un film. Mais quatre heures de baston, ça fait un peu beaucoup, même pour les fans. Alors il le coupe en deux. Et il est heureux de pouvoir montrer, hors compétition, le deuxième opus à Cannes dont il préside le Festival.

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Boulevard de la mort (2007).La folle cavale de trois DJ belles et sexys. Changement de genre pour Tarantino qui veut rendre hommage au cinéma Grindhouse : diptyque de films déjantés et violents de série B dans la même soirée. Il a tourné le premier, et son pote Roberto Rodriguez le second (Planète terreur). Présenté à Cannes, Boulevard sera un bide dans les salles.

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Jackie Brown (1997). Le portrait d'une hôtesse de l'air qui arrondit ses fins de mois grâce à quelques transports particuliers. Un regard sensible, avec Pam Grier en majesté. Pour la première fois, Tarantino adapte un roman, Rum punch, d'Elmore Leonard. Il rend hommage à la «blaxploitation» des années 70, ce courant culturel qui voulait mettre à l'honneur la communauté afro-américaine.

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Reservoir dogs (1992). Le choc de la découverte. Une séance de minuit en plein Festival de Cannes. Un public en robes pimpantes et smoking de rigueur, comme les truands à l'écran. Règlements de comptes après un braquage manqué. La violence, déjà, mais désamorcée par l'humour des dialogues.

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Django Unchained (2013). Et de huit, si l'on veut bien comptabiliser Kill Bill pour deux films ! Deux ans avant la Guerre de Sécession, la cavale sanglante d'un chasseur de primes allemand et d'un esclave Noir libéré. Un lointain remake du Django de Sergio Corbucci (le film ressort en salle cette semaine) que Tarantino considère comme le meilleur western italien.

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Pulp fiction (1994). Retour à Cannes, triomphal. Âmes sensibles s'abstenir. John Travolta, lui, marque son retour. Il fallait oser aller le chercher, alors que tout Hollywood le prend pour un has been fini. Il fait un come-back retentissant au milieu d'un casting explosif. Parce que, déjà, tout le monde veut tourner pour Tarantino.

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Inglourious basterds (2009). Pendant la seconde guerre mondiale, une jeune juive rescapée d'un massacre, les exactions de soldats nazis, les actions punitives d'une brigade de soldats juifs américains. Un scénario de filou, qu'il a mis dix ans à terminer, et un casting de rêve. Christoph Waltz recevra le prix d'interprétation à Cannes où Tarantino a été invité. Comme d'habitude.

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Re: Django Unchained. Quentin Tarantino, un cinéaste déchaîné

Message par ElMa le Mar 20 Aoû - 13:05

J'ai adoré Django!!!
Comme j'ai aussi beaucoup aimé Kill Bill.

Pour Inglorious Basterds, j'ai eu beaucoup plus de mal à supporter les scènes de violence, notamment les scalps. Beurk...
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