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Kavinsky met le turbo grâce à « Nightcall »

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Kavinsky met le turbo grâce à « Nightcall »

Message par Dolu le Sam 23 Fév - 17:20

Kavinsky met le turbo grâce à « Nightcall »

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Son tube « Nightcall », morceau emblématique et envoûtant de la BO du film Drive, affiche plus de 30 millions de vue sur Youtube. C’est même devenu une (bonne) tarte à la crème qu’on entend dans de multiples reportages télé (surtout dès qu’on y voit une voiture), dans toutes les soirées… 7 ans après ses débuts dans l’electro, le Parisien Kavinsky sort son premier album le 25 février (Record Makers/Vertigo/Mercury). Qui se cache derrière ce succès international ? L’artiste nous livre quelques réponses…


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Entretien avec Vincent Belorgey, 37 ans, alias Kavinsky

Ton premier album sort le 25 février. Comment décrirais-tu le son Kavinsky ?

C’est une musique cinématique. De la « driving music », en français de la musique pour conduire. Mais c’est moins joli… Une musique qui met le turbo pour découvrir de nouveaux espaces, avec quelque chose d’assez ouvert devant soi, une forêt de sapins par exemple. Pas quelque chose qu’on écoute coincé à Porte de Bagnolet entre deux voitures.

D’où viens-tu ? La musique, c’était quoi pour toi au départ ?

Je suis né à Barbès et j’ai vécu en banlieue. J’écoutais plutôt du rap. J’étais quelqu’un d’assez fermé, l’electro ça ne me plaisait pas. J’ai découvert cette musique par mon entourage, mes copains Quentin Dupieux (M. Oizo) et Jackson. Je m’y suis mis très tard. À la base, je pensais que Daft Punk c’était du punk. Je les ai découvert sur M6 grâce au clip Around the world. Je n’ai appris aucun instrument. Sauf à 10 ans… Comme je regardais trop la télé le mercredi (j’adorais X-Or), ma mère m’a inscrit au piano à la MJC. Mais ça ne m’a pas aidé. Je jouais le plus mal possible pour retourner devant la télé. Je ne suis pas sûr qu’il faille apprendre la musique pour en faire.

Mes premières machines, c’étaient un TR808 (NDLR, une boîte à rythmes mythique de la house-techno des années 80 pour faire des beats et de la batterie, simple, ludique, avec un son emblématique), une Casio d’enfant à deux touches que j’enregistrais sur un DAT, c’était quasi inaudible. De là, j’ai emboîté le pas pour faire de la musique sur ordi, avec un vrai logiciel. Je n’avais pas la prétention de pouvoir gagner ma vie avec ça. Quand j’ai commencé je continuais à faire des petits boulots. Ce qui m’a permis un certain détachement. Je n’avais pas d’ambition, je faisais de la musique comme ça. Un peu au hasard. Je me sentais bien à faire de la musique chez moi.

Pourquoi avoir créé le personnage de dessin animé ? Pour éviter de devoir montrer ton visage, jouer sur le mystère ?

Si jamais ça marchait, je ne voulais pas montrer ma gueule. J’admirais cette classe des Daft Punk. Quand il s’agit de rentrer dans de l’intime, raconter sa vie, faire des photos, passer à la télé, ça ne m’intéresse pas. Et je voulais quelque chose de plus pour amener à la musique, la présenter au mieux. Et je ne pensais pas que mettre mon visage sur la couverture d’un disque, ça le ferait vendre. Je n’attends pas non plus qu’on me félicite dans la rue. J’ai toujours fait ça comme ça, et je continue. La major respecte cette ligne de conduite. Pas question de faire de la télé !

Et pourquoi un zombie à l’œil rouge, fan de voitures ?

Je regardais pas mal de films de zombies. Je ne suis pas un gros fan de bagnoles, mais il fallait bien qu’il se déplace, que le chevalier ait une monture ! Au début, j’imaginais un skate-board. Mais bof, une voiture c’était mieux. Comme j’avais en tête Magnum dans sa Ferrari, Starsky et Hutch dans leur Grand Torino…

J’ai imaginé l’histoire en même temps que la musique. Je ne me considère pas comme musicien. Poser un décor, c’est une manière pour moi de faire sortir de mes veines, de mon sang de la musique. Pour moi, c’est plus facile, plus amusant. J’ai toujours aimé les bandes originales de film, la balance musiques, images.

Outrun, le titre de l’album, fait référence à un jeu vidéo d’arcade commercialité par Sega en 1986, avec un conducteur au volant d’une Ferrari Testarossa. C’est ce jeu qui vous a inspiré le personnage ?

Avant de devenir zombie, le héros, un ado, habitait chez sa mère, jouait toute la journée à ce jeu Outrun, avec une Ferrari rouge. Le week-end, il était valet dans un hôtel. Il garait les voitures des clients pour un peu d’argent. Un jour, il s’enfuit avec une Ferrari rouge et la foudre s’est abattue sur lui. Outrun, c’est évidemment un clin d’œil au réalisateur de ce jeu que j’ai adoré. Et c’est joli.

Nightcall est devenu un tube mondial, grâce au film Drive. Qu’est-ce que ça a changé dans ta vie ?

Ça n’a rien changé à ma vie personnelle. Si, j’ai fait des photos pour Paris Match… Quand on s’est mis en studio avec Guyman (N.D.L.R, Guy-Manuel de Homen-Christo, une moitié de Daft Punk) pour écrire cette ballade sur le zombie qui retrouve sa femme, je n’avais pas l’ambition de faire un tube. Tu pouvais faire un tube avec un slow… dans les années 80 quand tu t’appelais Phil Collins.

Mais je suis satisfait parce que Drive c’est un bon film. Je suis fan du réalisateur depuis la trilogie Pusher. C’est une marche en or. Mais je garde les pieds sur terre. J’ai assez de gens qui réussissent autour de moi et qui l’ont mal géré. J’essaie de vivre comme avant. On ne m’oblige pas à faire ce que je ne veux pas faire, à aller dans les émissions où je ne veux pas aller.

L’influence de Daft Punk est assez nette dans le son. Tu as fait la première partie de leur tournée mondiale de 2007. T’ont-ils beaucoup inspiré ?

Je n’ai jamais eu la sensation de vouloir faire la même chose. Peut-être quand j’étais plus jeune, mais ça m’a vite lassé. Ou j’ai été influencé sans le savoir. Celui qui veut essayer d’imiter Daft Punk se ramasse, on ne refait pas ce qui est déjà parfait.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Les films que je regardais quand j’étais petit, San Ku Kaï, les films de John Carpenter, de Dario Argento, les Téléchat, les Goonies, E.T., Miami Vice…

Tu écoutes quoi en ce moment ?

Beaucoup de musiques de films, de trucs qui occupent l’espace sans prendre l’esprit. Pas mal de rap aussi, comme French Montana.

Faut-il s’attendre à te voir dans beaucoup de festivals cet été ?

Pas cet été. C’est très cool de passer des disques en boîte, mais je n’ai pas envie de me représenter sur scène en dj set alors qu’on prépare mon live pour porter ce projet sur scène. Ce sera un mélange entre le Futuroscope de Poitiers et un concert, avec des lasers. Pas un mec qui tape du pied devant son ordi comme on voit beaucoup en électro.


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Re: Kavinsky met le turbo grâce à « Nightcall »

Message par Dolu le Sam 23 Fév - 17:21

Le film n'est pas un super chef d’œuvre, mais cette musique envoutante... je l'écoute en boucle depuis plus d'un an !
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