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La machine Depeche Mode à plein régime

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La machine Depeche Mode à plein régime

Message par Dolu le Lun 25 Mar - 17:29

La machine Depeche Mode à plein régime

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Depeche Mode : Martin Gore, Andrew Fletcher et Dave Gahan


Treizième album de qualité pour le trio vétéran de la new wave, qui puise dans ses disques référence du début des années 1990.

Chacun a pansé ses plaies, léché ses blessures, oublié les tensions. L’enregistrement de cet album, assurent Martin Gore et Dave Gahan, s’est passé dans les meilleures conditions, au studio californien de Martin. Tant mieux.

Trente-quatre ans de carrière, succès populaire constant, long combat pour la reconnaissance critique, influence certaine sur les musiciens du siècle nouveau : le trio de la petite ville britannique de Basildon n’a qu’à dérouler pour satisfaire ses fans. Ou à lorgner vers sa période la plus célébrée par le public et ses pairs, celle des albums Violator (1990) et Songs of Faith and Devotion (1993).

La chanson sensuellement inquiétante Slow, ambiance gospel synthétique et ligne de guitare blues, date d’ailleurs de l’époque : « Vas-y aussi lentement que tu peux, c’est comme ça que j’aime », dit le texte.

Blues et machines

Cette influence blues glacé (qui a permis que leur Personal Jesus soit repris par Johnny Cash) habite plusieurs morceaux de l’album. C’est loin d’être une nouveauté : l’alliance d’un riff bien senti de blues aux machines est l’une des meilleures forces de Depeche Mode. Heaven, le premier single, joue partiellement sur cette corde, mais en cachant les guitares derrière le piano. Dommage.

Le chant de Dave Gahan, toujours un peu trop « expressif » pour sonner naturel, a peu de chances d’apporter des éléments de surprise. Pour ça, il faut aller chercher dans la maîtrise des sons par Martin Gore : le lyrisme sombre des synthés d’Angel, en ouverture. Ou, à l’autre extrémité du disque, une vague de son mouvante (à la My Bloody Valentine) sur laquelle le groupe vocalise ironiquement (?) Goodbye (au revoir). Toujours aussi difficile de savoir ce qui se cache vraiment derrière le sourire californien de Martin.

Delta Machine (Sony). 53 mn, 13 titres.


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