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Sauver une vie en donnant sa moelle osseuse

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Sauver une vie en donnant sa moelle osseuse

Message par Dolu le Dim 13 Avr - 12:36

Sauver une vie en donnant sa moelle osseuse

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À l'occasion de la Semaine du don de moelle osseuse , une jeune femme greffée et un donneur racontent leur expérience.

«Mon donneur m'a offert une seconde vie», explique Christelle. Enceinte de 5 mois et demi, la jeune femme avait des ganglions «et mon médecin a craint une maladie dangereuse pour le fœtus. J'ai donc fait une analyse de sang et le diagnostic est tombé».Leucémie aiguë: une maladie galopante et la décision de procéder à une greffe de moelle osseuse quatre mois plus tard. «C'est très rapide, mais c'était ma seule chance.»

Un donneur a donc été contacté. 221.000 «veilleurs de vie» en France (l'Agence de la biomédecine aimerait en compter 240.000 en 2015) se sont ainsi inscrits sur le registre France Greffe de Moelle. Geste simple, moins contraignant qu'on ne le croit souvent. Mais qui permet de sauver une vie…

Rien à voir avec la moelle épinière…

La moelle osseuse, qui sert à fabriquer les cellules sanguines, n'a rien à voir avec la moelle épinière dont elle ne partage que le nom. Pour devenir «veilleur de vie», il faut être en bonne santé, avoir entre 18 et 51 ans et se soumettre à une prise de sang. Puis attendre d'être contacté, peut-être plusieurs années plus tard, si un malade ayant besoin d'une greffe possède un profil génétique quasi identique au vôtre.

Une fois le donneur trouvé, la greffe est organisée et Christelle mise en aplasie: sa propre moelle est détruite, et avec elle toutes ses défenses immunitaires. «Au début, je ne voulais pas de la greffe: cela signifiait devenir stérile», raconte la jeune femme dont la grossesse venait d'être interrompue à cause des chimiothérapies. Mais ses médecins lui ont fait comprendre qu'elle n'avait pas le choix. «Ensuite, j'ai eu peur que la greffe ne prenne pas. Le risque de mort n'est pas négligeable durant les 100 jours suivant la greffe.»

Quasi-identité génétique

Le danger est, d'une part, que la moelle du donneur transmette des germes, fussent-ils d'un simple rhume, au greffé dépourvu de défenses. «Les donneurs font extrêmement attention dans les jours qui précèdent le don. Une maman s'est ainsi retenue d'embrasser sa petite fille pendant plus d'une semaine», sourit Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice générale de l'Agence de la biomédecine.

L'autre risque est que le greffon attaque son hôte. La «carte d'identité biologique» du donneur et celle du receveur doivent donc être quasi identiques, car «la moelle osseuse fabriquant les différents composants du sang, elle est très sensible à l'immunité», explique Emmanuelle Prada-Bordenave. Quelque 2 000 greffes par an sont réalisées en France, dont 59 % grâce à des donneurs non familiaux. «La pénurie de moelle est extrêmement rare, mais cela arrive pour des profils très particuliers», précise Emmanuelle Prada-Bordenave.

Un receveur à l'autre bout du monde ?

Car la population française est extrêmement métissée, donc génétiquement très diverse: deux individus pris au hasard dans la population ont une chance sur un million d'être compatibles! Et votre «quasi-jumeau» peut vivre au bout du monde: Emmanuelle Prada-Bordenave évoque ainsi un donneur vivant en France, dont la moelle a servi à greffer un Russe. Une ancêtre du malade avait aimé un soldat de Napoléon, tandis qu'un Russe blanc avait traversé l'histoire familiale du donneur…

«Nous avons aussi besoin de recruter des hommes!», plaide la directrice générale de l'Agence de biomédecine. Notamment parce que les femmes développent une immunité plus forte après chaque grossesse, ayant ainsi moins de chances d'être compatibles avec un autre.

Le don est anonyme et gratuit, mais donneur ou receveur peuvent écrire, via l'Agence de la biomédecine et de façon anonyme, à celui dont ils partagent la moelle osseuse. «J'ai voulu faire savoir à mon donneur qu'il y avait quelqu'un au bout de son geste, raconte Christelle. J'aimerais lui réécrire pour lui dire que, sept ans après, je suis toujours là et j'ai repris une vie normale.» La jeune femme compte, parmi ses proches, au moins cinq personnes désormais inscrites sur les registres. Espérant, un jour, rendre à un autre la vie que la générosité d'un inconnu leur a offerte.


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