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La télémédecine arrive à maturité

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La télémédecine arrive à maturité

Message par Dolu le Sam 19 Juil - 15:48

La télémédecine arrive à maturité

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Mieux accompagner les personnes âgées et les malades chroniques, aider à réduire les déserts médicaux et l'explosion des dépenses de santé La télémédecine vient soutenir les politiques de santé publique.

La réduction des dépenses hospitalières et l'amélioration de l'accompagnement médical à domicile des personnes âgées sont deux priorités pour le gouvernement, rappelées par la ministre de la santé, Marisol Touraine, invitée de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV jeudi. Dans cette optique, le développement de la télémédecine, favorisé depuis une dizaine d'années par l'avènement de l'informatique et des technologies de la communication, apparaît comme un outil efficace, limitant le recours systématique à l'hospitalisation.

«C'est un outil qui permettra de réduire sensiblement les dépenses hospitalières», estime pour le Figaro le Dr Pierre Simon, président de la société française de télémédecine. «L'insuffisance cardiaque, par exemple, concerne 300.000 personnes en France, qui passent en moyenne 12 à 13 jours par an à l'hôpital. Quand on sait ce que coûte une journée de prise en charge, le calcul est vite fait: les dépenses se comptent en milliards. Avec l'aide de la télémédecine préventive, on pourrait ramener le temps d'hospitalisation moyen à 3 ou 4 jours, et effectuer une économie de plus d'un milliard d'euros par an.»

En plus de la prise en charge des maladies chroniques, quatre autres «chantiers prioritaires» ont été identifiés en 2011 par le ministère de la santé pour le développement de la télémédecine: assurer une permanence à distance des soins en imagerie médicale, une prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), de la santé des personnes détenues, et des soins dans les structures médico-sociales et à domicile.

Un outil pour les déserts médicaux

La télémédecine ne se limite pas à la réduction des dépenses de santé. Sur le modèle des initiatives que les pays nordiques ont mis en place depuis une vingtaine d'années, elle apparaît aussi comme un service permettant une amélioration de la prise en charge face aux déserts de soins. «Sans télémédecine, des patients habitant à 30 ou 40km du premier centre de soins doivent prendre leur voiture, ou faire appel à un véhicule médicalisé. Outre les dépenses liées au transport, la distance représente un frein à un suivi médical régulier pour des patients qui hésitent souvent à faire le déplacement.» Dans le cadre de maladies chroniques, pour lesquelles les consultations se limitent souvent à des visites de contrôle et ne nécessitent pas de traitement supplémentaire, les économies à envisager ne sont pas négligeables non plus.

Les applications télémédicales ne manquent pas: développement de la chirurgie ambulatoire, surveillance des plaies chroniques ou consultations à distance dans les établissements pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les centres médicaux-sociaux ou pénitenciers. L'hôpital de Montpellier proposera par exemple dès la rentrée son projet «e-dent» de téléconsultation dentaire dans ses établissements. Financé par l'agence régionale de santé (ARS) du Languedoc-Roussillon, le centre dentaire hospitalier a fait l'acquisition de cinq caméras à lumière fluorescente qui mettent en évidence caries et inflammations gingivales, et qui seront manipulées par un professionnel de santé formé, directement sur place. Une fois les clichés transmis sur un serveur, un chirurgien-dentiste accèdera aux clichés depuis son hôpital, réalisera sa consultation à distance, et transmettra éventuellement en retour une recommandation de consultation classique.

Développement à grande échelle

Suite à la mise en place de ces cadres légaux et des investissements décidés depuis 2010 à travers le grand emprunt, les projets «e-santé» ont pu se développer. Gérés par les agences régionales de santé, ils devraient faire de l'année 2015 «une année de plein développement des applications de télémédecine», estime le Dr Simon. «Plus de 1.000 médecins pratiquent déjà». Les systèmes sont opérationnels. Avec les salles de télémédecine, principalement destinées aux EHPAD, ou aux pharmacies, les chariots transportables, et les smartphones ou tablettes numériques, les médecins ont maintenant un panel d'outils adaptés à l'ensemble des applications de télémédecine.

Mais si les politiques de développement et la technologie permettent aujourd'hui cet essor, l'administration doit encore s'adapter. L'interopérabilité avec les différents systèmes de dossiers médicaux informatisés doit être améliorée, afin de pouvoir l'associer à la télémédecine. Pour l'assurance maladie, la tarification des actes et l'utilisation de la carte vitale seront les prochains chantiers. «Il faut réfléchir à un nouveau mode de tarification sur toute la filière de soins», estime le Dr Simon.


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