PARTENAIRES


Les soins restent plus chers à l'hôpital qu'en clinique

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Les soins restent plus chers à l'hôpital qu'en clinique

Message par Dolu le Sam 26 Juil - 14:18

Les soins restent plus chers à l'hôpital qu'en clinique

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Les variations de prix sont particulièrement significatives dans la chirurgie, que l'opération soit simple ou complexe.


Pour des interventions identiques, le coût de prise en charge d'un patient est significativement inférieur dans le privé.

L'[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] devrait prendre des leçons de productivité auprès des cliniques privées. Dans son étude annuelle des coûts hospitaliers, l'Agence technique de l'information sur l'hôpital (Atih) relève une fois de plus l'écart d'efficience entre les deux frères ennemis de la santé. Il en ressort que pour 2012 le coût moyen de la prise en charge d'un patient s'élevait à 2115 euros dans le public contre 1204 euros dans une clinique. Ces chiffres sont cependant à prendre avec des pincettes, tempère l'agence publique, «les segments d'activité des deux secteurs étant différents».

Reste que même en comparant plus précisément les coûts générés par des soins identiques et de même gravité, les cliniques restent les plus efficientes. C'est notamment le cas dans la chirurgie, que l'opération soit simple ou complexe. Un séjour pour la pose d'une prothèse de hanche simple coûte ainsi 16 % moins cher dans le privé. De même, la facture pour une intervention assez sévère sur l'intestin grêle et le colon est 30 % plus légère en clinique.

Des séjours plus longs à l'hôpital public

En matière de cancer, l'Atih détaille notamment le traitement des «affections malignes du système hépatobiliaire et du pancréas». Le coût moyen de cette prise en charge est de 36 % plus élevée à l'hôpital qu'en clinique, à 3930 euros. L'hôpital, pour une situation analogue, conserve en effet plus longuement le patient dans ses murs: un jour de plus pour les cas les moins graves et jusqu'à sept jours pour les cas les plus épineux. Par ailleurs, les écarts d'efficience sont moindres dans le domaine de l'obstétrique. L'accouchement d'un premier enfant par «voie basse» (sans césarienne) coûte ainsi 2318 euros en clinique, 11 % «seulement» de moins que dans le public.

Comment expliquer ces fossés de productivité entre les frères ennemis du privé et du public? La Fédération hospitalière de France (FHF), qui représente les établissements publics, argue que les hôpitaux soignent des patients en moyenne plus gravement atteints que ceux accueillis en clinique. Qu'ils sont de surcroît en situation plus précaire et doivent donc rester plus longtemps hospitalisés. «Cela n'explique pas tout», glisse toutefois un expert du secteur. Un directeur d'hôpital reconnaît par ailleurs que les charges de personnel ainsi que le circuit de facturation grèvent les budgets.

Du côté du secteur privé, on n'a pas à chercher très loin les raisons du grand écart de productivité. «L'Assurance-maladie paye aux cliniques les actes qu'elles prodiguent en moyenne 20 % à 22 % moins cher que dans les hôpitaux, rappelle Thierry Béchu, secrétaire général de la FHP-MCO (chirurgie et maternités privées). Cette contrainte économique nous invite à être plus efficients. Sinon nous sommes condamnés à mettre la clé sous la porte!»


[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]
avatar
Dolu

Dingo admin


Dingo admin

Messages : 11716
Age : 39
Localisation : Manche

http://www.jokersdingo.com

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum