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Lilly Wood & the Prick va sonner la fin des cours au lycée à Beauvais

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Lilly Wood & the Prick va sonner la fin des cours au lycée à Beauvais

Message par Dolu le Mer 3 Sep - 13:21

Lilly Wood & the Prick va sonner la fin des cours au lycée à Beauvais

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Aurélie Le Goualher et Jacques Derôme sous l’horloge du lycée. Cent douze ans après sa pose, l’entreprise Huchez est revenue y ajouter un mécanisme de sonorisation numérique. Des airs modernes rythment à présent les journées des quelques 1 500 élèves.


À Beauvais, le lycée Félix-Faure est l’un des établissements picards où la musique remplace les sonneries stridentes. L’œuvre d’une entreprise spécialisée… dans l’horlogerie.

Ils se sont quittés en juin avec Pharel Williams et son phénoménal Happy, ils se retrouveront mardi 2 septembre sur le remarqué Prayer in C du groupe français – comme son nom ne l’indique pas – Lilly Wood and the Prick. Élèves, enseignants, personnel administratif, tous écoutent la même musique de « djeuns » au lycée Félix-Faure à Beauvais. Elle se répète plusieurs fois la journée, à chaque début ou interruption de cours.

Ici, en effet, ce n’est plus la sonnerie stressante d’antan qui rythme le temps scolaire. Non, depuis 2008, des extraits musicaux choisis par les élèves et le personnel de l’établissement retentissent dans l’enceinte : une première fois à 8 h 20, une dernière à 17 h 30. « Du 1er au 15 de chaque mois, il est possible de proposer des titres sur le [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], détaille Aurélie Le Goualher, conseillère principale d’éducation. Nous retenons 5 chansons et chacun peut voter du 15 au 30. Une fois le morceau choisi, notre informaticienne s’occupe de la partie technique pour le diffuser (lire ci-dessous). Elle doit parfois baisser le niveau sonore pour que ça ne soit pas la crise cardiaque à la sortie ! »

Cette idée originale s’est concrétisée grâce à l’entreprise Huchez, implantée dans le village de Ferrières (Oise) et spécialisée dans l’horlogerie depuis 182 ans. « Une fois l’installation effectuée, chaque établissement fait ce qu’il veut, déclare Carole Desmedt, commerciale de la société. Au collège Charles-Fauqueux de Beauvais, c’est le professeur de musique qui a composé la mélodie. »

Pas de chansons polémiques

Car d’autres espaces d’apprentissage ont adopté cette joyeuse façon de marquer les heures de cours : pas de refrains connus mais des sonneries mélodiques au collège Classen à Ailly-sur-Noye (Somme) ou au lycée Charles De Gaulle à Compiègne (Oise).


Car diffuser le dernier morceau à la mode implique un coût. « Nous avons un budget pour le paiement des droits à la SACEM et à la SPRE (les sociétés en charge de la protection et de la rémunération des œuvres musicales, NDLR) qui représente moins de 300 € par an », indique Jacques Derôme. Le proviseur du lycée Félix-Faure précise que cette somme sert aussi à payer les compositions qui accompagnent les pièces de théâtre jouées par les élèves.

Lors de sa prise de fonction, il s’est étonné de cette coutume sonore : « Nous ne sommes pas un centre de loisirs et cela me semblait contradictoire avec la mission du lieu, j’ai alors évoqué l’idée de revenir à l’ancienne formule mais les élèves étaient très attachés à ce système. » Et le proviseur s’est vite pris au jeu. « Une fois ou deux, j’ai proposé des morceaux de musique classique mais ils n’ont pas été retenus », s’amuse-t-il. Il reconnaît se renseigner sur les noms des airs diffusés, « même si je ne les retiens pas », et se souvient d’un en particulier. « C’était la musique du film La Guerre des étoiles. Je trouvais qu’elle était tout à fait appropriée : des notes stimulantes qui résonnaient comme un appel. Il faut qu’en 15 secondes, on ait la petite ambiance et paf, ça s’arrête ! »

Certains titres suggérés par les lycéens ne sont en revanche pas appropriés au lieu. « Nous ne passons pas les paroles des chansons parce que le rendu n’est pas bon, on se concentre sur la partie musicale, précise Aurélie Le Goualher. À chaque fois, on commence par vérifier la chanson en regardant le clip et il nous est arrivé de tomber sur une nana qui danse les seins à l’air avec un joint et une bière à la main, ça, ce n’est pas possible ! Même sans paroles, il y a l’esprit véhiculé par la chanson. On évite aussi les chansons connotées, par exemple le groupe NTM sur la police, ça nous semble limite… » Car l’initiative doit rester positive et fédératrice. « Nos élèves sont fiers de cette spécificité qui leur donne envie d’adhérer à leur établissement, d’y travailler et de s’y socialiser », constate Jacques Derôme.

Qu’elles semblent éloignées, ces années 70 où un tambour donnait le tempo du lycée. « Ensuite il y a eu la cloche actionnée à la main puis celle activée par l’électricité suivie de la sonnerie par haut-parleur », énumère le proviseur. Désormais, Félix-Faure vit à l’heure de la démocratie numérique avec environ 400 votes mensuels pour élire la chanson. Un choix cornélien car entendre à longueur de semaines le même air finit par taper sur les nerfs lorsque les notes dénotent avec vos goûts. « Il arrive que certains saturent à la fin mais un dring est tout aussi énervant et puis, avec les vacances régulières, la chanson n’est pas toujours diffusée sur un mois complet. »

Encouragée dans sa volonté de diversifier son offre, la société Huchez réfléchit à d’autres applications comme la sonorisation des églises. Pour le moment, cette branche ne représente que 5 % de son activité.


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