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Fonctionnaires: Quatre idées reçues passées au crible

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Fonctionnaires: Quatre idées reçues passées au crible

Message par Dolu le Sam 13 Sep - 13:04

Fonctionnaires: Quatre idées reçues passées au crible

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Dans un ouvrage paru jeudi en librairie, la secrétaire générale de la FSU tente de tordre le cou à 83 «idées fausses sur les fonctionnaires et la fonction publique»...

Face à la montée du «fonctionnaire bashing», elle a voulu tordre le cou aux clichés. Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, a donc écrit un livre, intitulé En finir avec les idées fausses sur les fonctionnaires et la fonction publique (ed. De l’Atelier), disponible dès à présent en librairie.

Évidemment, l’ouvrage défend la fonction publique et ses salariés. Si le point de vue de Groison peut donc être discuté, elle étaye son discours de chiffres et de faits. Parmi les 83 idées reçues recensées par l’auteur, 20 Minutes en a sélectionné quatre et les a confrontées au regard d’Agnès Verdier-Molinié, directrice de l’Ifrap, un think-tank libéral.

Idée reçue n°1: Il y a toujours plus de fonctionnaires

Effectivement, reconnaît Bernadette Groison. Qui souligne que les effectifs dans la fonction publique de l’Etat ont pourtant diminué de 173.666 agents entre 2000 et 2011, notamment en raison de la RGPP, la Révision générale des politiques publiques qui visait à ne pas remplacer «un fonctionnaire sur deux partant à la retraite». Mais, dans le même temps, l’emploi public a progressé dans la fonction publique hospitalière (+198.717 personnes) et dans la territoriale (+502.737).

Au total, les effectifs sont passés en dix ans de 4,83 à 5,36 millions de personnes. Mais tous ne sont pas fonctionnaires, de nombreux postes sont occupés par des agents non titulaires, appelés «contractuels».

Idée reçue n°2: Les fonctionnaires coûtent cher

«En 2008, la France a consacré 12,7 % de son PIB pour rémunérer l’ensemble des agents publics (organismes de protection sociale, dont les salariés ne sont pas fonctionnaires, compris), un budget en diminution de 0,8 % depuis 1998», détaille Groison.

C’est plus qu’en Allemagne (6,9 %), légèrement plus aussi qu’au Royaume-Uni (11 %), mais c’est moins qu’en Suède (14,9 %) ou qu’au Danemark (17,3 %). Or, souligne Groison, ces deux derniers pays «qui affectent une part importante de leur PIB aux rémunérations publiques n’ont pas été davantage touchés par la crise que la France».

Mais, insiste Agnès Verdier-Molinié, «la Suède et le Danemark ont depuis réformé les statuts de leurs fonctions publiques. Et, pour la première fois dans l’histoire récente, la France passera en 2015 devant le Danemark en termes de dépenses publiques par rapport au PIB».

Idée reçue n°3: Il n’y a pas de travailleurs pauvres et/ou précaires dans le public

C’est faux. D’abord, on retrouve la même proportion de CDD dans le public que dans le privé: 16 %. A noter que dans le public, «il n’y a pas de prime de précarité», rappelle Groison. Par ailleurs, il y a davantage de smicards dans le public que dans le privé : respectivement 20 % et 11,1 % des effectifs.

Enfin, en 2007, 13 % des agents titulaires, «souvent dans les filières les plus féminisées», insiste Groison, étaient à temps partiel sans l’avoir choisi. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le salaire: à mi-temps, un personnel administratif débutant gagnera autour de 800 euros par mois, alors que le seuil de pauvreté monétaire se situe à 977 euros. Quant aux contractuels, ils sont le plus fréquemment employés à 70 %. Pour ceux qui occupent des fonctions administratives, le salaire mensuel net est alors d’environ 800 euros par mois.

Sans contester ces chiffres, Verdier-Molinié rappelle toutefois que «la rémunération moyenne dans les trois fonctions publiques est supérieure à la moyenne de rémunération des salariés du privé: 2.085 euros contre 2.069 euros».

Idée reçue n°4: Les contribuables paient le déficit des régimes de retraite des fonctionnaires

C’est faux et c’est même le contraire, répond Groison: «Les régimes de retraite des fonctionnaires qui sont excédentaires servent à combler d’autres régimes déficitaires». Ainsi, en 2011, les régimes de retraite des fonctionnaires ont notamment transféré leurs ressources excédentaires vers le régime des non-salariés agricoles et vers celui des artisans et commerçants.

Mais, comme le souligne Verdier-Molinié, «ce sont les impôts des Français qui financent des retraites publiques de plus en plus lourdes puisque la cotisation de l’Etat employeur est passée de 48 % en 1995 à 65,39 % en 2012. Et ce, à comparer avec le taux de cotisation employeur du privé qui est de 15 %».


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